Militant oppositionnel dans l’UEC et le PCF 1952-1969. Militant Marxiste-Révolutionnaire pour l’Autogestion dit « pabliste » (1966-1978). Carte de journaliste professionnel n°59585, titulaire depuis 1987. Rédacteur-réviseur pigiste au Point, au Canard enchainé, à L’Événement du Jeudi, Chef du service révision de Globe puis de Globe hebdo. (Photo: Jean Grobla – cigarette au bec – et Maurice Najman. 1969. Archives privées.)

Jean Grobla est né le 23 août 1936 et il est décédé le 15 juillet 2021[1].

La famille juive d’origine polonaise — les Grobla : Jean, son père, sa mère et le petit frère de Jean né en 1942 — a survécu, de Noël 1941 à janvier 1945 à Noirétable, village des montagnes du Forez (Loire). Les souvenirs d’enfance de Jean [2] concernant cette période, ont été déposés à l’Association pour l’autobiographie et le patrimoine  (APA) ; Isabelle Valeyre de l’APA rapporte :

Il présente d’abord ses parents. Son père, né en 1909 à Varsovie, est athée mais attaché à sa judéité. Communiste, il est arrêté puis emprisonné, et, à 20 ans, parvient à s’enfuir à Paris avec de faux papiers. Sa mère, née en 1905 dans un shtetl près de Varsovie dans une famille très pauvre et très pratiquante, travaille dès sept ans [… et] devient militante syndicale et communiste. [En 1931], elle part à Paris rejoindre […] le futur père de Jean. Tous deux sont tricoteurs, mais sa mère n’ayant qu’un visa touristique travaille clandestinement […]. En août 1939, avec un club sportif de travailleurs juifs [le Yiddische Arbeiter Sport Klub, le YASK] [ils sont en vacances] dans le Massif central et se lient d’amitié avec des habitants de Noirétable. En octobre 1939, son père s’engage dans la Légion étrangère.

Il fait partie d’un des trois régiments de marche des volontaires étrangers — 21e, 22e et 23e RMVE — dits « régiments ficelles », à cause de l’équipement minable qu’ils avaient touché — composés pour partie des Juifs qui s’étaient engagés dans la Légion, à la déclaration de guerre, pour défendre la France et pour lutter contre le nazisme. Pendant la campagne d’Alsace-Ardennes, son régiment, le 21e, perd au combat la moitié de ses officiers et 60 % de ses hommes de troupes[3]. Le père de Jean, épargné, est démobilisé en août 1940.

Isabelle Valeyre poursuit :

En juin 1941 [l]a présence [du père de Jean] est attestée à Noirétable, par les services de la préfecture. À la fin de l’automne 1941, [Madame Grobla accompagnée de Jean (5 ans), fuit Paris occupé par les Allemands et] passe la ligne de démarcation [dans le but de rejoindre son mari à Noirétable. Lâchés par le passeur, la mère et l’enfant sont] arrêtés par les gendarmes français, [et logés chez l’habitant en attendant que le chef de famille, démobilisé, puisse venir les chercher. Quelques jours avant Noël 1941], la famille s’installe à Noirétable, accueillie par le couple Paul et Marguerite Robin, qui les héberge avec une famille de Juifs sépharades. René [le second fils des Grobla] naît en novembre 1942.

Toute une économie de survie se met en place grâce à la solidarité des habitants […]. Les parents, avertis des rafles, se cachent dans les bois tandis que les enfants sont confiés aux Robin ou à d’autres. Jean, par sécurité, est mis en pension à l’école libre catholique du village […]. […]. mi-janvier 1945 [la famille rentre à Paris]. Ils ont gardé contact avec les Robin, devenus des amis. Ils sont retournés plusieurs fois à Noirétable. Jean y a amené sa femme et ses enfants. […].

D’autres documents, en annexe, inscrivent le témoignage de Jean dans l’histoire de l’Occupation : l’Affiche Rouge ; le poème d’Aragon : « Strophes pour se souvenir » ; deux textes sur les Juifs à Noirétable et dans la Loire où, de1940 à 1944, 215 hommes, 109 femmes et 20 enfants juifs ont été déportés. Le récit de Jean est aussi un Hommage à Paul et Marguerite Robin qui, de 1941 à 1945, nous avaient si bien accueillis et, plus généralement, à la population de Noirétable : elle a permis la survie de quelque cinquante Juifs dont notre famille. Enfin le récit de Jean est dédié à deux amis d’enfance : l’une, Charlotte Rotsztejn déportée et exterminée à Auschwitz en 1942, l’autre, David Fogelnest, assassiné à Paris en 1946, par un déséquilibré.

Devenu lycéen à Jacques-Decour (voir la notice Jacques-Decour : « le lycée rouge, de la Libération aux années 1970 »[4]), Jean Grobla se politise. Il adhère à l’organisation de jeunesse — masculine — du Parti communiste français (PCF), à savoir à l’Union de la jeunesse républicaine de France (UJRF) en juin 1952, puis très vite, au PCF (en décembre de la même année) ; les filles, elles, adhèrent à l’Union des jeunes filles de France (UJFF). Jean milite à partir de 1956 dans l’Union des étudiants communistes (UEC). Il sera membre du bureau national de l’UEC, responsable avec Jean Schallit de Clarté, mensuel de l’UEC. Il participe, parallèlement, à la cellule « Échiquier » du PCF (jusqu’en 1969) et il est membre du comité de section 10e-Magenta.

Avant de partir au service militaire en Algérie, Jean évoluait dans un cercle d’ami·es, militant·es comme lui. En son sein Georges Perec [5] avec lequel une bonne dizaine de jeunes, dont Jean, forment un groupe qu’ils appellent d’abord « La Locomotive » (fondée le 14 juin 1959) puis, plus tard, « La ligne générale », en référence à la Révolution d’Octobre et à Eisenstein.

Jean Grobla, conformément aux injonctions du PCF de l’époque, est incorporé pour faire son service militaire en Algérie, le 3 novembre 1961. Il est libéré le 29 avril 1963. Il servira en Algérie, du 14 mars 1962 (embarquement à Marseille) jusqu’au 24 septembre (Tiaret, Saïda, Mostaganem, Oran, Mers-el-Kébir) ; vers la fin de son service, il est hospitalisé à Cherbourg pour une jaunisse. Il achève son service à Coulommiers (Seine et Marne)[6].

Paquito Schmidt, dans un courriel du 4 février 2026, rapporte que

Jean Grobla fit preuve de courage au 17e congrès du PCF (14-17 mai 1964). En effet, si tous les délégués se lèvent lors de l’attaque de Thorez contre le PC Chinois, seuls Jean Grobla, Philippe Robrieux et Alain Forner restent assis [7].

Paquito Schmidt rappelle aussi :

Jean sera avec Charles Blanc, Henrique Kupperman, Paquito Schmidt, Grimbert et Alain Forner, rédacteur d’une résolution unitaire : « italiens » plus « pablistes » pour le 8e congrès de l’UEC (mars 1965), axée sur la lutte contre le stalinisme [« Italiens » par référence à la déstalinisation plus rapide du parti communiste italien]. Le lambertiste Chisseray s’y associe, alors que le reste de la gauche, « les frankistes » (du Parti communiste internationaliste – PCI — de Pierre Frank) considèrent la lutte contre le stalinisme comme secondaire par rapport à la lutte contre le révisionnisme (début d’une période de soutien critique à la Chine).

Jean Grobla a poursuivi des études scientifiques (Mathématiques générales et physique) après un bac philosophie. Plus tard, il aura un diplôme d’analyste-informaticien, puis bien plus tard, de lecteur-éditeur de textes pour les industries polygraphiques et la communication.

Jean Grobla, oppositionnel dans l’UEC et proche du courant des « Italiens » rejoint la Tendance marxiste-révolutionnaire de la 4e Internationale (TMR 4) en 1966. La TMR 4, dite « pabliste », a été expulsée de la 4Internationale de Pierre Frank, Livio Maitan et Ernest Mandel sur des désaccords exprimés publiquement au sujet du maoïsme, de la « révolution culturelle » ainsi qu’à celui de la révolution angolaise.

La TMR 4, en France, s’oppose à une sortie rapide de l’UEC des militants.es du Parti communiste internationaliste (PCI) de Pierre Frank et Michel Lequenne ainsi qu’à la constitution des Jeunesses communistes révolutionnaires (JCR) d’Alain Krivine. Elle préconise le maintien d’un travail « entriste » devant gagner l’opposition de la tendance des « italiens ». Les « italiens » et les « pablistes » feront l’objet d’une chasse aux dissidents sous l’égide de Pierre Juquin qui rendra hommage au soutien des « pablistes » de la Fédération pour une gauche alternative (FGA) à sa candidature à l’élection présidentielle de 1988, candidature dite « Rouge et Verte » (soutenue par les oppositionnels communistes, la gauche alternative et écologiste).[8]

Dans la foulée de l’après Mai 1968, Jean Grobla a été très actif dans le Comité d’Initiative pour un mouvement révolutionnaire (CIMR). Le CIMR agrège diverses strates d’oppositionnels du PCF : Victor Leduc depuis l’écrasement de la révolution des conseils ouvriers hongrois en 1956 ; les étudiants de l’UEC du courant dit « italien » avec Serge Depaquit ; les communistes ayant soutenu le Printemps de Prague et demandant une dénonciation plus ferme, par le PCF, de l’invasion de la Tchécoslovaquie d’août 1968) ; la TMR 4 ainsi que des « anarcho-communistes ». Le CIMR se divise entre ceux qui appellent à voter pour les candidats du PSU lors des législatives anticipées de juin 1968 (parmi lesquels la TMR 4) et ceux qui appellent au boycott (« Élections piège à cons »). La JCR dissoute va aussi appeler au boycott alors que Voix Ouvrière dissoute, future LO, appelle à voter PSU.

Jean Grobla sera un animateur du Comité du 5 Janvier pour une Tchécoslovaquie libre et socialiste avec des membres et anciens membres du PCF (5 janvier par référence au 5 janvier 1968, début du Printemps de Prague, avec la victoire, au congrès du Parti communiste tchécoslovaque, des partisans d’Alexander Dubcek).

Jean Grobla ne quitta pas le PCF en 1969 mais la cellule à laquelle il appartenait fut dissoute.

Jean Grobla devient membre du bureau exécutif de l’AMR (pseudonyme Frédéric) fondée fin juin 1969. Jean-Louis Weissberg, membre du même bureau exécutif, rappelle, dans un courriel du 20 février 2026 :

Au sein de l’AMR, Jean Grobla développa des positions originales sur plusieurs questions. On peut en retenir deux.

 1) — D’abord, son expérience des agissements du PCF lors de la crise (évoquée plus haut) de l’UEC l’avait rendu extrêmement attentif aux dangers du centralisme autoritaire dans les organisations politiques dont il convenait, selon lui, de se protéger autant que faire se peut. Ainsi c’est à lui que, lors de la création de l’AMR, on doit la dénomination « bureau exécutif » (et non « bureau politique ») de l’organe chargé de la gestion politique quotidienne de l’organisation à l’encontre de l’appellation utilisée dans toute la tradition post léniniste (PC, organisations trotskystes, etc.). Selon lui, c’était au comité central, organe aux participants plus nombreux et représentatifs, que devait échoir le soin de débattre et de fixer les grandes orientations politiques et non à un cénacle d’une dizaine de personnes se réunissant chaque semaine. Cet écart d’intitulé, qu’on peut considérer purement symbolique, marquera cependant une tentative (timide mais réelle) au sein de l’AMR de faire droit aux positions « dissidentes ».

2) — On le sait, les discussions sur la nature de l’URSS ont toujours été un « marronnier » du mouvement trotskyste. Toujours sensible à cette question des dérives dictatoriales des régimes de l’Est, Jean Grobla y proposa des vues originales. Après 1956 en Hongrie, 1968 à Prague, la litanie des interventions russes pour interdire toute transformation du modèle contrôlé par un PC autoritaire l’avait conduit à penser ces régimes bureaucratiques comme installés dans l’histoire pour une grande durée. Impressionné par leur solidité et leur capacité à opposer victorieusement la répression politico-militaire aux contestations de la préséance du PC russe, il anticipait leur permanence historique. La suite et la chute du mur en 1989 semblèrent lui donner tort. Cependant la résurgence actuelle du stalinisme sous la houlette poutinienne, engageant la réhabilitation du personnage historique Staline et de son œuvre, mérite qu’on évite de rejeter trop rapidement son analyse.

Le CIMR donnera naissance en juin 1969 à l’AMR et en 1970 aux Centres d’initiative communiste (CIC) avec Victor Leduc et Serge Depaquit[9]. L’AMR et le CIC constitueront avec le PSU en 1973 le Comité de liaison pour l’autogestion socialiste (CLAS) avant de fusionner dans le PSU, dans le cadre du regroupement des partisans révolutionnaires pour l’autogestion.

Lorsque l’AMR s’intègre dans le PSU, Jean Grobla participe avec Jean-Louis Weissberg a la Direction parisienne du PSU. Jean Grobla a été membre de la Direction politique nationale (DPN) du PSU pour la Tendance B (TB) du PSU, au 10e congrès de Strasbourg des 28-30 janvier 1977. Il quitte le PSU en mai 1977 avec les Comités communistes pour l’autogestion (CCA)[10].

Les statistiques publiées à l’issue du 1er congrès des CCA, à la Toussaint 1977, précisent que 43 % des effectifs des CCA provenaient du PSU, 36 % de l’ex-AMR, 10 % de la LCR et 6 % de l’OCT (Organisation communiste des travailleurs). Mais les ex-AMR sont loin d’être politiquement homogènes, ce qui contredit la légende d’une fraction disciplinée ayant fait de l’entrisme au PSU. Les ex-AMR étaient la composante la plus hétérogène des courants qui vont constituer les CCA. S’ils ont tous remis en cause la constitution d’une organisation de type léniniste, certains vont jusqu’à remettre en cause l’intérêt d’une organisation politique autonome.

Des ex-AMR avec Jean-Louis Weissberg, Charly Najman du secteur « jeune », Corinne Welger du secteur « femme » et animatrice de la revue féministe La Revue d’En Face, proposent la constitution d’une organisation lâche et fédérative (droit d’expérimentation pour les différents secteurs de l’organisation, multi-appartenances politiques), reprennent les thèses de la « nouvelle alliance » des forces sociales de la révolution conçue comme une addition du mouvement ouvrier traditionnel et des « nouveaux mouvements sociaux ». Cette aile minoritaire, qui ne s’était pas constituée en tendance, allait quitter dans les mois suivants les CCA. Certains abandonneront tout militantisme politique. Jean Grobla est de ceux qui s’éloignent des CCA entre 1978 et 1981. Les CCA constitués dans la perspective d’une victoire de l’Union de la gauche aux élections législatives de 1978, perspective repoussée aux élections présidentielles de 1981, se divisent entre ceux qui y voient l’ouverture d’un nouveau « juin 1936 ininterrompu » et ceux qui voient dans l’hégémonie prise par le PS sur le PCF et le « recentrage » de la CFDT qui abandonne le combat pour l’autogestion, une recomposition à droite du mouvement ouvrier.

Cet éloignement est à la fois compensé et facilité, pour Jean Grobla, par un travail personnel intensif, en presse, à partir de 1978-79 et jusqu’à sa retraite. Il s’est beaucoup investi dans Globe (le mensuel et l’hebdo)financé par Pierre Bergé, très proche de François Mitterrand. Jean a été fidèle au Syndicat des correcteurs, y compris en tant que retraité. Cette prise de distance d’avec un engagement politique hyperactif est conforme aux phénomènes de disponibilités biographiques, bien mis en exergue par la sociologie de l’engagement et du désengagement militant. Avec la césure des années Mitterrand, Jean s’éloigne de la politique partisane et ne répond plus aux sollicitations pour s’inscrire dans les tentatives de regroupement ou de refondation.

Jean Grobla a épousé Nicole Grandchamp le 1er septembre 1999 à la mairie du 14e arrondissement de Paris. Nicole Dominique Grandchamp est née le 29 juillet 1945, divorcée de Bernard Fouché en 1976. Jean et Nicole ont deux enfants :

  • Olivier Louis-Michel Fouché-Grobla, né à Neuilly-sur-Seine, le 19 octobre 1970, issu du premier mariage de Nicole, et adopté par Jean (adoption simple) le 19 avril 2000. Profession : enseignant-chercheur, géologue.
  • Judith Grobla, Céline, Prisca, née à Paris (13e arr.), le 20 décembre 1978. Profession : violoniste.

Le 12 avril 2026

Nicole Fouché, épouse Grobla et Jean-Pierre Hardy.

Sources

Le témoignage de Jean GROBLA — Une famille juive sous l’occupation nazie et même avant : les Grobla à Noirétable —  44 p. a été autoédité sur papier, et déposé : 1) à l’Association pour l’autobiographie et le patrimoine autobiographique (APA) sous la cote APA 3890.00, apa@sitapa.org, https://autobio-asso.fr ; 2) au Mémorial de la Shoah, https://www.memorialdelashoah.org/acces-horaires-et-infos-pratiques.html). Il a aussi été publié dans le Bulletin du cercle d’études de la Deuxième Guerre mondiale, en 2019.

Beroud Sophie et al., « Éléments pour l’étude du courant « pabliste ». Discours et pratiques autogestionnaires », dans Georgi Frank (dir.), Autogestion : la dernière utopie, Paris, Publications de la Sorbonne, 2003.

Roland Biard, Dictionnaire de l’extrême-gauche de 1968 à nos jours, Paris, Belfond, 1978.

Jean-Pierre Hardy, « Les marxistes-révolutionnaires pour l’autogestion en France », Contretemps, n°67, octobre 2025, pages 112 à 122. https://cmrasite.wordpress.com/wp-content/uploads/2024/10/ct-67-les-3-generations-des-mra-en-france.pdf

Jean-Pierre Hardy, Les marxistes-révolutionnaires pour l’autogestion (dits pablistes) : des « pieds rouges » d’Algérie aux Altermondialistes, janvier 2026. https://cmrasite.wordpress.com/histoire-du-courant-marxiste-revolutionnaire-pour-lautogestion-dit-pabliste/

Philippe Robrieux, Notre génération communiste 1953-1968, Paris, Éditions Robert Laffont, 1977.

Jacques Varin, « Les étudiants communistes, des origines à la veille de Mai 1968 », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n°74, 2004. https://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_2004_num_74_1_979


[1] Le confinement Covid était encore en vigueur, il a fallu limiter le nombre de participant·es aux obsèques. Raoul Salzberg a mis sur internet les textes https://www.raoulsalzberg.com/post/jean-grobla et on peut avoir accès à la musique et aux paroles: https://docs.google.com/document/d/1piubRaFEHVleMej-yk_Mt2znNMaLOWVE/edit? 

[2] Jean Grobla, Une famille juive sous l’occupation nazie et même avant : les Grobla à Noirétable, 44 p., a été autoédité sur papier, 2019.

[3] Film documentaire de Robert Mugnerot, Les Régiments ficelles. Des héros dans la tourmente de 1940, Édition Victormage, France télévision, UEVACJ-EA, 2010 (DVD). Marion Gros, « Je veux combattre les nazis » : motivations et expériences du 21e RMVE en France, 1939-1940, Les cahiers Sirice, 2021, 2, n° 27, p. 39-49. Marion Gros, Engagements et trajectoires transnationales : une micro-histoire des soldats du 21e RMVE (1939-1950), Thèse en cotutelle, sous la direction de Claire Zalc et de Sandrine Kott (Université de Genève). Hans Habe, A Thousand Shall Fall, 1941, New York, Harcourt, Brace and CY, 442 p. Adaptation française par André Blitte, révisée en 2014, https://www.quatrea.com/files/HABE–02–S-IL-EN-TOMBE-MILLE.pdf

[4] Nicole Fouché et Jean-Pierre Hardy, avec la collaboration de Robi Morder, « Jacques-Decour : le lycée rouge, de la Libération aux années 1970 », 11 mars 2026.  À consulter sur le site du Groupe d’études et de recherches sur les mouvements étudiants (GERME), www.germe-inform.fr.

[5] Sur la relation de Jean Grobla avec Georges Perec, voir le n°40 de Globe hebdo, 10-16 novembre 1993, « Perec inédit. Une aventure des années soixante racontée par son ami Jean Grobla ». Le Monde a publié, le 26 juillet 2017, un article de Jean-Michel Normand, « Les bristols de Georges Perec pour son ami soldat en Algérie »Jean a fait don à la BNF de son fonds personnel Perec : fonds Ms-15807 (six sous-unités), Dans ce fonds précieux on trouve les lettres de Georges à Jean pendant le service militaire de ce derniers et les fameux bristols envoyés à Jean par un groupe de copains qui gravitaient autour de l’écrivain.

[6] Ont également été données à l’APA les correspondances (350) de Jean reçues pendant son service militaire en Algérie. Elles sont en cours de cotation (aux bons soins de Véronique Leroux-Hugon).

[7]  Philippe Robrieux, Notre génération communiste 1953-1968, p. 324.

[8] Pierre Juquin, De battre mon cœur n’a jamais cessé, Paris, éditions Archipel, 2006.

[9] Les CIC se dotent d’un journal, Action, qui consacre un dossier en novembre 1972 à « autogestion et révolution ». Voir le numéro sur notre site, https://autogestion.asso.fr/app/uploads/2012/06/CIC1972.pdf ainsi qu’une note sur Victor Leduc, https://autogestion.asso.fr/victor-leduc/.

[10] Voir Fonds Jean Grobla, Humathèque Condorcet, Cote : Paris 1 CHS JGR 1 -JGR à 3-JGR, 1955-1981.