Mois : février 2013

Nouvelle victoire des Fralib : Unilever doit prendre ses responsabilités

Le Tribunal d’instance vient d’invalider le troisième PSE que le groupe Unilever a initié pour fermer l’usine Fralib de Gémenos (13) . Face aux PSE que présente le groupe, les salariés opposent un maintien sur place de la production par la reprise de l’entreprise en SCOP. Unilever doit désormais accepter un plan de commandes dégressif et la cession de la marque Eléphant qui permettra aux salariés de se retourner. Ce jeudi 28 février 2013, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence vient de débouter Unilever de son troisième Plan de « Sauvegarde » de l’Emploi (PSE) visant à licencier les salariés de l’usine de conditionnement de thés et d’infusions basée à Gémenos (13). Comme pour les deux précédents PSE, cette décision annule purement et simplement la procédure initiée en janvier 2012 par Unilever. Dans les deux précédents jugements, le Tribunal d’instance avait annulé les PSE au motif que le groupe était incapable de prouver la non-rentabilité du site attendu que les facturations fournisseurs provenaient d’une structure du groupe qui achetait aussi la totalité de la production : depuis dix ans, Fralib avait perdu toute autonomie de gestion. Cette fois-ci, le Tribunal d’instance prononce la nullité en constatant que le troisième PSE ne concerne que 103 salariés au lieu de 182 – certains ont déjà quitté l’entreprise et pour une minorité, accepté des transactions – et qu’il n’y a aucune raison que tous les salariés ne puissent...

Continuer la lecture

La mue des assemblées de quartier d’Athènes

Popularisées par les Indignés, les assemblées de quartier se sont multipliées dans l’agglomération d’Athènes. Du fait de leur engagement dans de nombreuses initiatives de résistance, ces assemblées sont en pleine évolution et s’inscrivent désormais dans la durée. Les assemblées de quartier ne sont pas un phénomène nouveau : dès le début des années 2000, des assemblées populaires sont apparues, initiées par les mouvements sociaux de revendication des espaces publics qui ont fleurit dans toute l’agglomération d’Athènes contre les pressions urbaines et sociales engendrées par la perspective des Jeux Olympiques de 2004. Elles se réunissent plus ou moins régulièrement selon les problèmes posés et ses participants sont proviennent de diverses couches sociales et d’opinions politiques. Celles-ci étaient soutenues par les Centres sociaux des quartiers d’Athènes, une tradition politique de la ville issue d’initiatives libertaires et autonomes, qui les inspiraient avec des principes et un savoir-faire de démocratie directe et d’autogestion. C’est le « Mouvement des places », nom revendiqué par les Indignés en Grèce depuis le printemps 2011, qui a généralisé les assemblées populaires dans presque tous les quartiers de l’agglomération. Ce mouvement massif – plus de 100 000 personnes ont participé à l’assemblée du 5 juin à Athènes – a permis que se crée une dynamique entre les fractions politisées et le reste de la population qui s’étendra à l’ensemble du pays 1. A chaque clôture nocturne de l’assemblée générale de la...

Continuer la lecture

Conférence débat : Les entreprises récupérées de l’Argentine à la France

Samedi 9 mars de 9h30 à 12h30 Bourse du Travail, Salle Louise Michel 3 Rue du Château d’eau, 75010 Paris Sergio Stocchero, journaliste argentin d’El Diaro del centro del païs, vient témoigner de 10 années d’expérience de récupération d’un journal argentin par ses travailleurs ! Quelle est la clé du succès des travailleurs d’El Diario del centro del país ? Comment se portent les entreprises récupérées argentines dix ans après la crise de 2001 ? Que peuvent-elles nous apprendre dans le contexte de crise actuel ? Venez en débattre, en la présence espérée de travailleurs français en lutte ! Co-organisé par l’Association pour l’Autogestion, Attac, Calpa, France Amérique Latine Voir notre article sur cette entreprise Invitation à la conférence    ...

Continuer la lecture

Thessalonique s’oppose à la privatisation de l’eau

Née à Thessalonique, l’Initiative 136 s’oppose à la privatisation de la société de traitement des eaux de l’agglomération et propose sa gestion par des coopératives locales. Des syndicalistes, des citoyens et associations de Thessalonique ont formé l’Initiative 136 dont l’objectif est de mobiliser les habitants pour racheter la compagnie afin qu’elle développe une véritable politique de service public. Nous publions ici la traduction d’un article de Daniel Moss, coordinateur de l’ONG Our Water Commons (Notre eau, bien commun) publié le 8 janvier 2013, suivie d’une interview en anglais de Katerina Tzanetea, membre d’Initiative 136, par la radio « Good Afternoon Athens ». Les grecs se lèvent pour protéger leur eau de la privatisation Alors que les investisseurs internationaux lorgnent leur service public, les travailleurs de l’eau luttent pour créer des coopératives. Ce n’est pas à la Grèce qu’on apprendra ce qu’est la démocratie. Dans ce pays de plus en plus aride, une gestion efficace de l’eau est essentielle à son avenir. La récente crise financière grecque a, non seulement, bousculé la démocratie grecque mais aussi son système de gestion de l’eau. « Vous pouvez dire qu’une société est démocratique si l’eau est disponible pour tous, si elle est propre et contrôlée par le public. » Voilà comment Kostas Marioglou voit les choses. Magasinier au sein d’EYATH (Service public d’Etat de l’eau de Thessalonique), quand il ne distribue pas de compteurs d’eau ou des...

Continuer la lecture

L’usine Vio.Me. commence sa production sous contrôle ouvrier!

«Nous sommes ceux qui pétrissent et nous n’avons pourtant pas de pain, nous sommes ceux qui extraient le charbon et nous avons pourtant froid. Nous sommes ceux qui ne possèdent rien et nous arrivons pour prendre le monde» Tassos Livaditis (poète grec, 1922-1988) Au cœur de la crise, les travailleurs de Vio.Me. 1 visent le cœur de l’exploitation et de la propriété. Alors que le taux de chômage atteint 30% en Grèce, alors que le revenu des travailleurs est nul, fatigués et irrités par des phrases pompeuses, des promesses et de nouveaux impôts, sans salaire depuis mai 2011 et sans travail du fait de l’abandon de l’usine par leurs employeurs, les travailleurs de Vio.Me, à la suite d’une décision prise lors de leur assemblée générale, ont fait part de leur détermination à ne pas devenir les proies d’un chômage permanent mais plutôt de lutter afin de s’approprier l’usine et de la faire fonctionner eux-mêmes. En octobre 2011, par le biais d’une proposition officielle, ils ont revendiqué la constitution d’une coopérative ouvrière, demandant une reconnaissance légale pour leur propre coopérative ainsi que pour celles qui suivront. Ils ont revendiqué, en parallèle, l’argent nécessaire pour faire fonctionner l’usine. Cet argent leur appartient quoi qu’il en soit puisque ce sont eux qui produisent la richesse de la société. Le plan qu’ils ont établi n’a rencontré qu’indifférence de la part de l’Etat et...

Continuer la lecture
  • 1
  • 2

Abonnez-vous à notre newsletter !

Suivez-nous sur Facebook

Twitter

Rejoignez-nous

Pour soutenir et participer à la vie de l’association
J’adhère Je soutiens

Sociofinancement de SCOPTI

Pour soutenir les ex-Fralib, on souscrit massivement !
05/10/17 Nombre de donateurs : 1804
Montant total: 196 577,44 €

Nos partenaires



Archives

février 2013
L M M J V S D
« Jan   Mar »
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728