Mois : novembre 2011

Marinaleda, un village en utopie

Ce film est un reportage sur la vie de Marinaleda, village andalou proche de Séville, où se mène depuis plus de trente ans une expérience originale de lutte pour la dignité de ses habitants. L’histoire commence en 1979 lors des premières élections municipales de l’ère démocratique où un communiste, Juan Manuel Sánchez Gordillo, est élu. Dans ce village, comme ailleurs en Andalousie, le chômage et la misère sont de mise. La première bataille portera sur le droit à la terre, bataille qui aboutira en 1986 à l’obtention de 1200 hectares de terres agricoles. Celles-ci seront immédiatement exploitées sous forme coopérative associant le travail agricole à des unités de transformation des produits agricoles (conserveries). Un autre aspect de cette expérience est la mise en œuvre du droit au logement avec la mise à disposition de terrains, de matériaux et de services techniques pour permettre aux habitants de construire leurs propres maisons. Ces maisons sont accessibles à tous avec un loyer modique de 16 euros par mois. Une autre spécificité de Marinaleda est l’usage permanent de la démocratie directe avec le recours à des assemblées générales qui se tiennent dès qu’une question mérite débat et nécessite une décision. C’est sans doute ce qui explique que ce maire, très charismatique, a été régulièrement reconduit à chaque élection avec une très large majorité. Le film de Sophie Bolze associe des témoignages d’habitants avec...

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Les femmes de la Commune : Élisabeth Dmitrieff

Élisabeth Dmitrieff (1851-1910 ou 1918) Née en Russie, Élisabeth Dmitrieff est la fille illégitime d’une infirmière d’origine allemande et d’un propriétaire terrien russe. Il refuse de la reconnaître mais lui laisse un héritage conséquent. Elle reçoit une bonne éducation et poursuit ses études à Saint Petersbourg. Avec sa mère, ses frères et ses sœurs, elle a l’habitude de discuter politique durant les longues soirées d’hiver. Vers la fin des années 60, elle se met à militer dans les cercles révolutionnaires et socialistes. En 1869, Élisabeth contracte un mariage blanc avec le colonel Tomanovski pour pouvoir aller à l’étranger. Elle part ensuite à Genève. Elle est déjà multi-linguiste parlant, outre le russe, l’allemand, l’anglais et le français. Elle possède une grosse somme d’argent. Genève est, à cette époque, un lieu d’exil pour de nombreux réfugiés politiques. Il y a notamment une grande communauté de révolutionnaires russes, élargie selon les filiations, qui est très impliquée dans l’Internationale ouvrière (première Internationale). On peut citer Bakounine ou Anna Jaclard. Cette communauté est également traversée par un fort courant féministe. Elle rejoint le camp de Nicolas Outine, en conflit avec Bakounine, et s’engage dans la section russe de l’Association Internationale des travailleurs, qu’il a fondée, ainsi que dans la section des dames, chargée des travailleuses. Fin juin 1870, Élisabeth s’installe à Londres, où elle se lie d’amitié avec Karl Marx et sa fille Jenny....

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L’autogouvernance des biens communs, Elinor Ostrom

La pensée sur l’autogestion entretient de nombreuses parentés avec les recherches menées sur les biens communs en économie. Le travail d’Elinor Ostrom constitue un canevas pour comprendre comment des communautés d’individus parviennent à s’auto-organiser pour gérer des ressources commune, dans certains cas plus efficacement que via le marché ou l’État. Les acteurs intéressés par l’autogestion peuvent y trouver une analyse fine des modes de gouvernance grâce auxquels les communautés réussissent à prendre en charge elles-mêmes l’exploitation de ressources locales. Il ne s’agit pas d’affirmer que l’autogestion est systématiquement la voie la plus efficace pour gérer les communs mais de...

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SeaFrance reprise par ses salarié-es ?

Après le dépôt de bilan de SeaFrance en juin 2010, la compagnie de ferries trans-Manche Calais-Douvres se trouve face à une alternative : le rachat de la société par DFDS, opérateur danois qui démantèlera encore plus l’entreprise pour récupérer ses actifs les plus rentables au mépris des personnels ou la reprise de l’entreprise par ses salarié-es sous forme de Scop. Le 16 novembre prochain, le tribunal de commerce de Paris devra statuer sur deux offres de reprise de SeaFrance, compagnie assurant la liaison trans-Manche Calais-Douvres, filiale de la SNCF, placée en redressement judiciaire depuis juin 2010. La première offre vient...

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