Auteur : olivia

La participation au travail – revue Sociologie du travail, janvier 2015

Le dossier sur la participation au travail dernièrement paru dans la revue Sociologie du travail analyse les différents sens que l’on peut donner à la notion de « participation au travail ». Celle-ci peut être difficile à circonscrire tant elle recouvre des significations différentes selon qu’on l’entend au sens financier (les salariés sont rémunérés en fonction des bénéfices de l’entreprise), productif (les salariés prennent part aux décisions relatives à la production), ou managérial (les salariés prennent part à la gouvernance de l’entreprise). Sans prétendre en dresser un panorama exhaustif, les auteurs du dossier se penchent sur la variété des pratiques dites « participatives »...

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Autopromotion, habitat groupé, écologie et liens sociaux- Bruno Parasote

Ce petit ouvrage très clair et bien illustré propose une synthèse sur l’habitat participatif et de nombreux conseils pratiques pour ceux qui seraient tentés par ce type d’aventure. On parle d’habitat participatif lorsque des individus s’associent pour concevoir eux-mêmes et/ou gérer ensemble un groupe de logements. Nous avions déjà évoqué ces types de démarches dans plusieurs articles, notamment sur Habionome, ainsi que pour rendre compte de l’état d’avancement de projets d’habitat coopératifs. Dans ces projets immobiliers, les membres cherchent généralement à partager des espaces communs (de la buanderie à l’espace associatif en passant par des chambres d’hôtes) et organiser une vie collective harmonieuse. B. Parasote aborde plusieurs thèmes : Les principes de l’habitat participatif. De l’écologie à la solidarité, les projets d’habitat groupé sont souvent motivés par le souhait de bien vivre ensemble, créer du lien social, s’engager pour l’écologie, la solidarité, la mixité générationnelle et sociale… Chaque groupe d’habitants met en avant ses propres priorités. L’autopromotion : comment un groupe peut-il se charger lui-même de la maîtrise d’ouvrage de son futur habitat ? B. Parasote insiste notamment sur les difficultés techniques, financières et juridiques qui peuvent surgir : sous quel statut s’associer ? Comment prévoir et répartir les coûts ?… L’organisation de la vie entre voisins dans un habitat participatif : les règles de fonctionnement, la gestion des espaces communs, la charte des valeurs, les tensions qui peuvent surgir… B.Parasote ne donne pas un « mode...

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L’économie de l’entrepreneuriat social

L’entrepreneuriat social occupe une place croissante dans les économies européennes. Plusieurs publications récentes permettent de dresser un panorama des pratiques qu’il recouvre et d’analyser leurs forces et faiblesses économiques. Cette réflexion nous semble intéressante du point de vue de l’autogestion car beaucoup d’initiatives autogestionnaires s’apparentent à des entreprises sociales, soit par leur champ d’activité, qui peut appartenir à l’économie sociale et solidaire, soit par la forme de leur gouvernance, qui accorde une place centrale aux travailleurs et aux usagers. Qu’est-ce que l’entrepreneuriat social ? Pour le Centre d’Analyse Stratégique (CAS, 2012), l’entrepreneuriat social correspond à l’ensemble des initiatives visant à « conjuguer efficacité économique et impact social (…) et à répondre aux besoins sociaux qui sont peu ou pas couverts par le secteur public ou le marché ». L’objectif est de fournir des biens et des services assurant le respect des droits humains fondamentaux : se nourrir, se loger, travailler, se déplacer, vivre dans un environnement sain… On trouve ainsi des entreprises sociales essentiellement dans les activités d’intérêt général (éducation, prise en charge du handicap, transports, finance solidaire…) et dans les marchés éthiques (bio, commerce équitable…). Elles peuvent compter d’un à plusieurs milliers de salariés. L’entrepreneuriat social appartient au champ de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) mais met également l’accent sur la recherche d’efficacité ou de rentabilité économique, ce qui laisse la place à une certaine lucrativité. On ne...

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Les fonctions de direction dans les entreprises coopératives – Gand, Segrestin

Cette étude, menée dans le cadre d’un colloque organisé par le pôle Recherche du Collège des Bernardins, vise à comprendre les conditions d’efficacité des SCOP en se focalisant sur le rôle des dirigeants. L’efficacité des SCOP en question Les dirigeants d’une SCOP sont nommés par les associés, c’est-à-dire généralement les salariés de la société, contrairement aux dirigeants d’une société actionnariale classique. Quel est l’impact de ce mode de nomination sur l’exercice de leurs fonctions de direction ? Gand et Segrestin montrent que, contrairement aux critiques avancées par certains économistes et sociologues, les SCOP peuvent être dirigées de manière à la fois efficace et démocratique. A priori, la théorie économique ne promet pas une grande efficacité aux SCOP à cause de leur mode particulier de direction : « la variété des intérêts des associés conduit à des menaces permanentes de révocation, les décisions des dirigeants sont bloquées et ceux-ci se retrouvent incapables de prendre des risques. De plus, le risque pris par les entrepreneurs initiaux ne pouvant être rétribué si tous les salariés ont les mêmes droits, alors la croissance est limitée. Les coopératives sont alors condamnées soient à n’être pas innovantes, et donc peu performantes, soit à dériver vers des formes plus classiques d’entreprise (thèse de la dégénérescence).  » Pourtant, en pratique, il existe des SCOP durablement performantes, ce qui contredit cette vision pessimiste. Gand et Segrestin développent trois exemples de...

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La démocratie sociétariale « vue d’en bas » – Caire et Nivoix

Les groupes coopératifs occupent une place centrale dans le système bancaire français : ils représentent 60% des dépôts et 40% des crédits, nettement plus que la moyenne européenne. Les recherches menées en économie-gestion suggèrent que, d’un point de vue théorique, la gouvernance sociétariale présente plusieurs avantages par rapport à la gouvernance actionnariale : réduction des risques, ancrage local, meilleure satisfaction des besoins sociaux, stabilité institutionnelle… Mais, au-delà de l’affichage « coopératif », Caire et Nivoix se demandent si le fonctionnement concret et les modalités réelles de gouvernance de ces banques sont conformes aux valeurs démocratiques de l’économie sociale. L’étude porte sur un échantillon de plusieurs banques coopératives françaises. Il s’agit d’observer la place qu’occupent leurs sociétaires dans les assemblées générales locales. Les auteurs commencent par rappeler que les banques coopératives ont pour point commun de faire référence aux trois principes démocratiques de l’économie sociale : l’adhésion libre et responsable (1), l’égalité de vote (2), la participation libre et désintéressée (3). Caire et Nivoix proposent des indicateurs pour observer comment ces trois principes sont appliqués à travers les statuts et le déroulement des assemblées générales de plusieurs caissees coopératives locales. L’assemblée générale est « l’unique rendez-vous collectif où l’ensemble de la communauté des sociétaires est convié (et même « convoqué ») à faire entendre sa voix, au double sens de libre parole et de votes, validant ou invalidant les orientations, passées et à venir, des dirigeants. » Caire...

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