Mois : mai 2015

Ex-Fralib : Lancement de SCOP-TI et de 1336

Un an après la signature de fin de conflit avec le géant Unilever, les anciens salariés de Fralib, devenus sociétaires de la coopérative SCOP-TI, présentaient leurs deux nouvelles gammes de produits. Les machines vont prochainement reprendre du service afin de remplir les rayons des distributeurs pour l’automne, période propice à la consommation des boissons chaudes. Une nouvelle histoire d’une production éthique et écologique est en train de s’écrire. Mardi 26 mai 2015, mobilisation des grands jours à Gémenos (13) chez les Fralib, pardon les SCOP-TI comme on doit les appeler dorénavant. Un an, jour pour jour, après la signature du protocole d’accord avec Unilever, les nouveaux sociétaires de la coopérative dévoilaient à la presse, et aux nombreux amis qui les ont soutenu tout au long de leur lutte, la nouvelle marque sous laquelle, ils allaient commercialiser leur production. 13H30, Gérard Cazorla, le nouveau président du Conseil d’administration, annonce que la marque sera dévoilée à 13h36 précise. Et devinez pourquoi ? 1336 jours de lutte, la marque s’appellera donc 1336 ! En réalité il y aura deux marques. 1336 sera la marque destinée à la grande distribution et déclinée en 16 parfums de thés et d’infusions, dont une infusion pomme-olive comme pour rappeler les usines normande et provençale de l’ancienne Fralib aujourd’hui fermées. Décidément, on aime les symboles chez les SCOP-TI ! Un packaging soigné avec un slogan « Eveille les consciences, réveillent les...

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Collectivisations industrielles durant la révolution espagnole (2/2)

Même si c’est dans les campagnes que les socialisations anarchistes les plus systématiques ont eu lieu, la révolution a aussi été une réalité dans les villes. En Espagne à cette époque, au moins deux millions de personnes, sur une population totale de 24 millions, travaillaient dans l’industrie, 70 % de celle-ci étant concentrée sur une seule région, la Catalogne. Ici, dans les heures qui ont suivi l’offensive fasciste, les travailleurs ont pris le contrôle de 3000 entreprises. Ceci incluait tous les services de transport, de livraison, d’électricité et d’énergie, de gaz et de traitement des eaux, les usines d’automobiles et de mécanique, les mines, les cimenteries, les usines de textile et de papiers, les centrales chimiques et électriques, les usines de bouteilles en verre, les parfumeries, l’agro-alimentaire et les brasseries. Suite de la première partie. Place à la créativité Les tramways de Barcelone Comme cela était le cas avec les collectivisations dans la campagne, l’autogestion ouvrière dans les villes s’accompagnait d’une remarquable amélioration des conditions de travail et de productivité. Prenons pour exemple les tramways de Barcelone. Cinq jours après la fin des combats, les lignes de tramways ont été dégagées et réparées et 700 tramways ont été mis en service, au lieu des 600 habituels, tous peints avec les couleurs rouge et noir de la CNT-FAI. L’organisation technique des des tramways et de la circulation a été améliorée, de...

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Le droit de préemption se réinvite à l’Assemblée nationale

7 mai 2015, vote express à l’Assemblée nationale sur une proposition de loi déposée par les députés du Front de gauche sur un droit de préemption des salariés en cas de vente de leur entreprise. Cette proposition prolongeait la loi Economie sociale et solidaire qui créait déjà un droit d’information des salariés. Le débat s’est rapidement conclu par un rappel à l’ordre de Carole Delga, Secrétaire d’État à l’économie sociale, qui a tout simplement invité les députés à rejeter ce texte. Le 7 mai dernier, une proposition de loi déposée par les députés du Front de gauche a été discutée à l’Assemblée nationale. Ce texte prolongeait la loi sur l’économie sociale et solidaire qui oblige le propriétaire d’un fonds de commerce ou de la majorité des parts sociales d’une entreprise à informer les salariés, lorsqu’il souhaite céder son bien. Les salariés peuvent alors faire une offre d’achat mais l’employeur n’a pas l’obligation de leur vendre, ils ne sont même pas prioritaires par rapport aux autres repreneurs. Cette proposition proposait d’y remédier en créant un droit de préemption pour les salariés des entreprises employant jusqu’à 249 salariés. Ce droit devait permettre aux salariés de se substituer à tout autre repreneur de leur entreprise, à condition de s’aligner sur  les conditions de vente que le propriétaire et le candidat à la reprise avaient fixées. De cette façon, les salariés auraient pu...

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Kazova : 100 % coton, 100 laine %, 100 % produits sans patron

« Point un. Une autogestion démocratique entre les membres », voila ce qu’affirme fièrement le site de la toute nouvelle coopérative turque Kazova qui propose des « pulls sans patron ». Un aboutissement de 2 années de lutte pour ces travailleurs  qui se sont retrouvés, en 2013, à la rue en raison des malversations de deux patrons voyous. En janvier 2013, après quatre mois de non-versement de leurs salaires, les 94 salariés de l’entreprise textile Kazova d’Istanbul, fondée en 1946, furent surpris que leurs patrons leur proposent de prendre une semaine de congés. À leur retour, promettaient-ils, les salaires en retard seraient versés. Cependant, la semaine de « vacances » écoulée, qui ressemblait plutôt à un lock-out, ils apprennent, avec stupéfaction leurs licenciements, en raison « d’une absence de plus de trois jours non justifiée ». Face à cette brutale décision, les travailleurs abasourdis sont indécis et hésitent alors sur l’attitude à tenir et le découragement rode. Aymur, une des futurs animatrices de la lutte, propose alors, en vain, l’occupation de l’usine. Profitant de cette période d’incertitude, la direction de l’entreprise commence à vider l’usine et s’empare de 100.000 chandails, 40 tonnes de fil, de plusieurs petites machines, et en sabotent même d’autres. Lorsqu’ils s’en aperçoivent, les travailleurs décident alors de planter leur tente  aux portes de l’entreprise pour prévenir tout nouveau vol et préserver autant que possible leur avenir. En mai 2013, le fort mouvement autour...

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Collectivisations industrielles durant la révolution espagnole (1/2)

Même si c’est dans les campagnes que les socialisations anarchistes les plus systématiques ont eu lieu, la révolution a aussi été une réalité dans les villes. En Espagne à cette époque, au moins deux millions de personnes, sur une population totale de 24 millions, travaillaient dans l’industrie, 70 % de celle-ci étant concentrée sur une seule région, la Catalogne. Ici, dans les heures qui ont suivi l’offensive fasciste, les travailleurs ont pris le contrôle de 3000 entreprises. Ceci incluait tous les services de transport, de livraison, d’électricité et d’énergie, de gaz et de traitement des eaux, les usines d’automobiles et de mécanique, les mines, les cimenteries, les usines de textile et de papiers, les centrales chimiques et électriques, les usines de bouteilles en verre, les parfumeries, l’agro-alimentaire et les brasseries. C’est dans les zones industrielles que les premières collectivisations ont eu lieu. La veille du putsch militaire, une grève générale avait été appelée par la CNT. Une fois la période des premiers combats passée, il était clair que l’étape suivante consistait à s’assurer que la production allait se maintenir. Une bonne partie de la bourgeoisie favorable au général Franco a fui après la défaite de l’insurrection des forces armées. Les usines et ateliers possédés par ceux-ci furent immédiatement saisis et remis en route par leurs travailleurs. D’autres secteurs de la bourgeoisie refusaient de maintenir les usines en fonctionnement et les...

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