Mois : mai 2012

Bibliographie sur l’Autogestion

Cette bibliographie provient du livre « Autogestion : hier, aujourd’hui, demain ». Le lecteur du site de l’Association pour l’Autogestion disposera d’un outil précieux pour retrouver les références sur les nombreux sujets concernant l’autogestion. C’est le rôle de l’association. Organisée à la fois par thème sur les livres, elle dispose aussi dans les dernières pages (page 31) d’une liste de « Liens électroniques spécialisés, et de sites ». Parmi ces sites un petit nombre a malheureusement disparus comme cela arrive parfois dans l’univers du web. Mais il nous a semblé néanmoins utile de les maintenir en espérant qu’ils puissent servir de point de départ pour une recherche approfondie pour retrouver, avec l’aide des moteurs de recherche, le thème désiré. Un petit bout de laine à tirer en douceur. La bibliographie en...

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Fralib : négociations imposées à Unilever

Après plus de 600 jours de lutte, les salariés de Fralib ont enfin obtenu que des négociations puissent s’engager avec Unilever. Les négociations démarreront dès la semaine prochaine. Le Ministre a ouvert un délai d’un mois pour ces premières discussions. Au bout de ce délai, le point sera fait avec lui. Après l’annulation par le Tribunal d’instance de Marseille des deux premiers Plans de « sauvegarde » de l’emploi, Unilever a présenté un troisième PSE. Grâce à diverses manœuvres du précédent gouvernement et de son ministre du Travail, Xavier Bertrand, notamment en laissant passer volontairement le délai légal pour envoyer le procès-verbal de carence qui avait été dressé et en ordonnant à la Direction Départementale du Travail de bloquer la lettre d’observations sur le PSE qu’elle envisageait de transmettre à la société Fralib, ce troisième PSE n’a pas été rejeté par le Tribunal d’Instance. La direction de Fralib en a profité pour envoyer les premières lettres de licenciement et tenter de déménager le site de Gemenos (13). Face à cela, les salariés ont occupé l’usine le 11 mai 2012. La direction a tenté de riposter en demandant au Tribunal d’instance l’expulsion des salariés du site. Le tribunal a donné un délai jusqu’au 1er juin pour que des négociations s’engagent. Depuis, les évènements se précipitent. La Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole a décidé d’exercer son droit de préemption sur le site de...

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La démocratie sociétariale « vue d’en bas » – Caire et Nivoix

Les groupes coopératifs occupent une place centrale dans le système bancaire français : ils représentent 60% des dépôts et 40% des crédits, nettement plus que la moyenne européenne. Les recherches menées en économie-gestion suggèrent que, d’un point de vue théorique, la gouvernance sociétariale présente plusieurs avantages par rapport à la gouvernance actionnariale : réduction des risques, ancrage local, meilleure satisfaction des besoins sociaux, stabilité institutionnelle… Mais, au-delà de l’affichage « coopératif », Caire et Nivoix se demandent si le fonctionnement concret et les modalités réelles de gouvernance de ces banques sont conformes aux valeurs démocratiques de l’économie sociale. L’étude porte sur un échantillon de plusieurs banques coopératives françaises. Il s’agit d’observer la place qu’occupent leurs sociétaires dans les assemblées générales locales. Les auteurs commencent par rappeler que les banques coopératives ont pour point commun de faire référence aux trois principes démocratiques de l’économie sociale : l’adhésion libre et responsable (1), l’égalité de vote (2), la participation libre et désintéressée (3). Caire et Nivoix proposent des indicateurs pour observer comment ces trois principes sont appliqués à travers les statuts et le déroulement des assemblées générales de plusieurs caissees coopératives locales. L’assemblée générale est « l’unique rendez-vous collectif où l’ensemble de la communauté des sociétaires est convié (et même « convoqué ») à faire entendre sa voix, au double sens de libre parole et de votes, validant ou invalidant les orientations, passées et à venir, des dirigeants. » Caire...

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Les maisons médicales en Belgique : l’autogestion au service de la santé

Créées dans les années 1970, les maisons médicales sont une référence en matière d’auto-organisation. Ingrid Leruth, assistante sociale, a réalisé une étude sur l’une d’elle : la Free Clinic de Bruxelles. Les maisons médicales sont « des associations autogérées qui dispensent des soins de santé primaires. Y travaillent en équipe des médecins généralistes, des kinésithérapeutes, des infirmiers, des paramédicaux, des travailleurs sociaux, des accueillants, des professionnels de la santé mentale. Petites structures proches de la population, elles s’insèrent dans leur quartier dont elles connaissent les spécificités et les problèmes. Dans les maisons médicales, la place centrale revient à l’usager : la sauvegarde et le développement de son autonomie constituent un objectif prioritaire ». Autonomie financière, absence de hiérarchie, décisions collectives… Les maisons médicales ont la culture de l’autogestion. Et ça fonctionne ! On en dénombre aujourd’hui 106 en Belgique, regroupées au sein de deux fédérations, l’une francophone regroupant 85 maisons médicales et l’autre néerlandophone en regroupant 21. Ingrid Leruth s’est ainsi penchée sur l’une d’elle, la Free Clinic de Bruxelles. Dans son étude intitulée « Autogestion : l’exemple d’une structure de santé particulière », elle dresse d’abord l’historique de la Free Clinic : évolution du nombre d’employés, des modes de direction etc. Mais la partie la plus intéressante est sans doute l’enquête sur les employés de cette maison médicale, centrée autour d’une interrogation : comment pratiquent-ils, perçoivent-ils l’autogestion ?...

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Fralib : Un délai pour une solution alternative

Le Tribunal de Grande Instance de Marseille a rendu son verdict suite à l’assignation en référé de la Direction d’Unilever contre les salariés qui ont occupé l’usine le 11 mai 2012 : les salariés ne sont pas expulsables avant fin mai, délai donné pour que s’engage une réelle négociation sur l’avenir du site. Il s’agit d’une grande victoire des salariés de Fralib et une question est sur toutes les langues : que va faire le gouvernement Hollande-Ayrault en faveur des salariés pour contraindre le groupe Unilever a négocier sérieusement ? Fralib est un conflit qui dure depuis maintenant presque deux ans depuis que le groupe Unilever a décidé de fermer sa dernière usine de conditionnement de thés et d’infusions en France. Rappelons pour mémoire qu’il y a dix ans, ce groupe aux profits gigantesques a déjà procédé à la fermeture de son usine de Rouen et fait déménager certains salariés à Gemenos (13) pour aujourd’hui délocaliser la production en Pologne. Face à cela, les salariés ont toujours refusé la perspective de la fermeture de cette usine en définissant un plan alternatif de sauvergarde de l’emploi et de l’outil industriel. Ce plan consiste à exiger d’Unilever la cession de la marque L’Elephant, vieille marque marseillaise de plus de cent ans, et de l’outil industriel aux salariés avec un plan dégressif de commandes et de fournitures à la nouvelle entité, ce qui permettra aux...

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