Mois : septembre 2012

Festival des utopies concrètes : Paris Ile-de-France du 27 septembre au 7 octobre

Le mouvement des villes en Transition Ile-de-France et plusieurs collectifs, associations et coopératives ont souhaité organiser dix jours autour des alternatives concrètes locales et de la permaculture pour anticiper et réfléchir à la manière d’affronter les crises environnementales mais aussi sociales et économiques qui se préparent. L’idée de ce Festival est d’être un moment de réflexion et de rencontres, basé sur des échanges, des partages et des retours d’expériences à partir d’initiatives locales sur des thématiques aussi vastes que l’agriculture urbaine ou péri-urbaine, l’alimentation, le recyclage, l’énergie, les transports, les monnaies complémentaires, l’habitat collectif ou partagé, systèmes d »échanges locaux… Leur volonté est non seulement de susciter l’émergence de nouvelles alternatives sur nos territoires (et notamment à Paris et en Ile-de-France) mais aussi d’imaginer des formes d’utopies concrètes permettant une transformation de la société par nos pratiques et nos réflexions.  Avec en point de mire, la volonté de construire des modes de vie résilients, adaptés aux secousses économiques et environnementales que nous connaissons déjà à travers les bouleversements climatiques ou les crises financières depuis 2008. Tisser des liens avec les autres continents Ils ont aussi souhaité donner une dimension « internationale » à cette 1ère édition avec une soirée d’ouverture jeudi 27 septembre dans le 2eme arrondissement (salle Jean-Dame) qui verra l’intervention de représentants de communautés indiennes du Guatemala et Équateur en lutte contre des industries pétrolière détruisant leur...

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L’autonomie zapatiste

Le 1er janvier 1994 marque l’entrée en vigueur de l’ALENA (Accord de Libre-Echange Nord-Américain), traité qui vise à libéraliser les échanges entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique. C’est cette date symbolique que les zapatistes choisissent pour se soulever. C’est le début d’une guerre qui ne va pas durer plus de douze jours. En effet, le président Carlos Salinas de Gortari décrète un cessez-le-feu de façon unilatérale afin d’entamer des négociations avec l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) en choisissant comme médiateur l’évêque Samuel Ruiz fondateur du centre des droits de l’homme Fray Bartolome de Las Casas. Mais les négociations mettent du temps à aboutir. Ce n’est qu’en mars 1995 qu’elles semblent pouvoir prendre un nouvel essor avec la création de la Commission de Concorde et de Pacification (COCOPA) réunissant des politiciens de tous les bords. Entre temps, le parti de Gortari s’est maintenu au pouvoir en voyant son candidat, Ernesto Zedillo, remporter les élections présidentielles. Les négociations vont ainsi se poursuivre dans un petit village du Chiapas, San Andres, qui donnera son nom aux accords signés le 16 février 1996. Ces accords devaient accorder un nombre croissant de droits pour les populations indigènes, notamment ceux accordés par l’article 169 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), que le Mexique a ratifié le 5 septembre 1990, ainsi qu’une plus grande autonomie qui devait leur permettre d’améliorer leurs conditions de...

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1977 : naissance de Fracture, revue autogestionnaire dans la santé

En mars 1977, paraissait à Paris aux éditions Savelli le premier numéro d’une revue dont le titre, Fracture, et le sous-titre affichaient le programme: Santé, critique-pratique, autogestion. Au fil des numéros, la revue allait tenter de rendre compte de la dynamique autogestionnaire des luttes et des contestations qui mettaient concrètement en cause la « production capitaliste a système de la santé (et de la maladie) » et qui mettaient ses acteurs et actrices en mouvement. Au sommaire du numéro 1, des articles qui, malgré le temps passé, donnent encore à réfléchir : « Détruire l’asile, l’expérience de Franco Basaglia » ; « Medicina Democatica, un mouvement de lutte pour la santé » ; Une lute pour la santé à l’usine, la Castellanza (Montedison) ; « Le pouvoir à l’hôpital » ; « Travail et luttes à l’hôpital » ; « Naître aux Lilas, une maternité pas comme els autres » ; « Médicaments et Sécurité sociale ». Voici l’éditorial de présentation. Présentation La santé a été envahie par le capitalisme; elle est devenue une source de profits énormes. Mais, la croissance rapide des dépenses de santé ne peut masquer ni l’inégalité suivant l’appartenance sociale devant  l’accès aux soins, ni les insuffisances du système de distribution de soins. De plus, l’État et le patronat, devant les coûts socio-économiques des dépenses de santé, cherchent à les rationaliser et à les faire supporter par les travailleurs, notamment par les attaques contre la Sécurité sociale. Toutefois, dans la situation présente, alors que la société...

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René Lourau, pédagogie institutionnelle et autogestion

René Lourau est né en 1933 à Gelos, près de Pau, et meurt le11 janvier 2000. Il  était professeur émérite de sociologie et de sciences de l’éducation à l’université de Vincennes Paris 8. Lié en tant que praticien et en tant que chercheur,  au mouvement de l’autogestion pédagogique, il a été en 1964 un des fondateurs du Groupe de pédagogie institutionnelle avec Raymond Fonvieille, Michel Lobrot  et a été un des théoriciens de l’analyse institutionnelle aux côtés notamment de Georges Lapassade et de Félix Guattari. Après l’école normale de Cachan, il devient professeur de français. Inspiré par les idées autogestionnaires dans les années 1960, il met ses classes de Aire-sur-Adour en autogestion. Henri Lefebvre lui propose en 1966 de devenir assistant de sociologie à Nanterre. (Daniel Cohn-Bendit a été son étudiant). Dans les années 1964-1971, il élabore avec Georges Lapassade une méthode d’analyse institutionnelle en situation d’intervention : la socianalyse. Photo : René Lourau de face (à droite), avec Georges Lapassade) Sa thèse d’état, L’analyse institutionnelle, est publiée en 1969 aux éditions de Minuit.  Dans les milieux pédagogiques, son nom évoque les premières expériences de pédagogie autogestionnaire. Il en a été praticien d’abord comme professeur de lycée puis comme universitaire avec la mise en autogestion du département de sociologie de Poitiers alors que René Lourau en était directeur en 1972-74. Il y organise une crèche dans le département pour...

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1976-1979, l’autogestion autour des 22ème et 23ème congrès du PCF

Le secrétaire général du PCF, Georges Marchais écrivait en 1973 dans Le Défi démocratique « Si l’autogestion veut dire démocratie dans l’entreprise, dans les communes, dans la société, alors nous ne sommes pas contre. Mais si cela signifie prétendre apporter des changements dans la gestion des entreprises, sans les modifications structurelles nécessaires, sans poser le problème de la propriété, alors l’autogestion n’a pas de sens. »  Début 1974, dans la revue du PCF, La Nouvelle critique, Jean Rony rendant compte d’une discussion avec le syndicaliste cégétiste Jean-Louis Moynot et François Hincker, admet le concept d’autogestion.  Un article du Monde titre « Le PCF se rallie à l’autogestion ». C’est encore aller un peu loin en besogne. La même année, paraît un livre de André Harris et Alain de Sédouy, Voyage à l’intérieur du Parti communiste (Le Seuil). Répondant aux questions sur le programme commun et le projet de société, Georges Marchais explique : « la société autogestionnaire, moi je veux bien, mais ils sont incapables eux-mêmes de l’expliquer. Je l’ai vue, moi, cette société en Yougoslavie… J’ai eu une longue conversation avec Tito … A quoi cela les a conduits que les travailleurs décident de tout dans l’entreprise ? A l’anarchie… » (p. 429). Pour Michel Peyret, dans un article de mai 2011 « Le parti communiste fut-il pour l’autogestion » c’est dans la brochure du PCF, La liberté guide nos pas, document destiné aux organisations syndicales,...

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