Mois : février 2016

Séminaire Appropriation sociale : le retour

Après trois ans d’existence, le séminaire appropriation sociale initié par différentes organisations et associations, a réalisé le samedi 13 février 2016 un point d’étape destiné à déterminer quels allaient être les axes de travail des prochains mois. Une journée riche en interventions diverses qui a permis de définir pas moins de 15 nouvelles séances de travail. Une quarantaine de personnes étaient présentes ce samedi 13 février dans les locaux de l’Union syndicale Solidaires pour débattre de la suite à donner à ce séminaire qui existe depuis 2013. Pour mémoire, l’objectif de ce séminaire est de tracer des pistes concrètes d’un projet d’appropriation sociale. Durant tout le XXe siècle, la nationalisation a été vue comme le moyen concret de réaliser l’appropriation sociale. Or celle-ci a souvent été vécue comme un simple changement de propriétaire, les actionnaires privés laissant la place à l’État, travailleurs comme usagers de ces entreprises étant exclus de la prise de décision. Après trente ans de néolibéralisme, de récents conflits sociaux ont remis sur le devant de la scène la coopérative de travail, forme ayant pris naissance au début du XIXe siècle, et la nationalisation. Comment répondre à ces nouvelles aspirations à l’appropriation sociale ? Dans cette recherche,  nous refusons deux postures : l’une qui consiste à définir des revendications immédiates sans perspective de transformation sociale, l’autre qui consiste à définir un projet « idéal » détaché de tout lien avec...

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À Notre-Dame-des-Landes, mille et un projets pour inventer un autre monde

Il y a trois ans, les forces de l’ordre intervenaient violemment à Notre-Dame-des-Landes, pour expulser les résistants à la construction de l’aéroport. Leur combativité et le grand mouvement de solidarité qui a suivi ont rendu ces expulsions impossibles. Après avoir saccagé nombre de champs cultivés et de cabanes, les forces de l’ordre se sont retirées. Sur place, les liens se sont resserrés. Paysans, riverains, occupants et citoyens des quatre coins de la France ont entamé de nouvelles réflexions, notamment sur l’avenir des terres occupées si le projet d’aéroport venait à être abandonné. Alors que le gouvernement fait à nouveau planer des menaces d’expulsion en janvier 2016, rencontre avec celles et ceux qui construisent concrètement le monde dont ils rêvent. Il fait frais et humide en Loire-Atlantique, ce lundi soir de novembre. Aux Fosses noires, l’un des lieux-dits de la vaste zone à défendre (Zad) de Notre-Dame-des-Landes, la distribution de pain vient de commencer. Dans une petite pièce très animée, occupants de la Zad mais aussi sympathisants et voisins des villages alentours viennent récupérer les miches dont ils ont besoin. « Chacun met ce qu’il veut, ou ce qu’il peut dans la caisse, précise Sophie, l’une des trois boulangères. Les prix sont libres. Seuls les prix de revient sont indiqués. » « Nous ne souhaitons pas entrer dans le circuit de production classique, explique Noé, engagé dans divers projets de...

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Les Uber de Seattle gagnent le droit de se syndiquer

Les chauffeurs Uber de Seattle viennent de remporter une victoire historique : celle de se syndiquer et de négocier collectivement et donc d’obtenir leur statut de salarié. Une brèche dans un nouveau système d’exploitation paré des vertus de la modernité et de l’autonomie. En décembre dernier la mairie de Seattle a reconnu le droit aux chauffeurs d’Uber de négocier collectivement face leur employeur. Et donc de se syndiquer. Depuis 2009, on compte en Californie, 160 000 chauffeurs ayant contracté à un moment donné avec cette société qui est valorisée aujourd’hui à 50 milliards de dollars. Daniel Negash Ajema est l’un d’entre eux. Il a commencé ses activités de chauffeur alors qu’il était étudiant et attiré par la flexibilité de l’emploi et la facilité de l’exercer. Il utilisait son véhicule personnel. Mais rapidement il remarqua des comportements étranges de son « employeur ». Des chauffeurs qui ne faisaient pas assez de courses étaient brutalement radiés de l’application. Ces taux de courses minimales à effectuer étant fixés, par mails, unilatéralement et individuellement par la société qui soustrait 20% de chaque course à son profit. Un prélèvement exorbitant, car, après déduction de tous les frais, on estime que les chauffeurs gagnent en moyenne 3 $ de l’heure (le salaire horaire minimum revendiqué par Bernie Sanders est 15 $). La rencontre de Daniel avec un jeune Uber d’origine somalienne qui venait de perdre son droit à l’usage...

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Une maison de retraite coopérative et écologique pour que « les vieux » ne deviennent pas « des marchandises »

Ils ne voulaient pas terminer en traditionnelle maison de retraite mais être acteurs de leurs vies. Sept ans après leurs premières discussions sur le bien-vieillir, un groupe de retraités entame les travaux de la première coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes. La non-spéculation, la démocratie et l’écologie sont au fondement du projet « Chamarel – Les Barges », situé dans un quartier de Vaulx-en-Velin à l’est de Lyon. Un projet tellement inspirant que la banque a même accordé à ces sexagénaires un prêt sur cinquante ans ! Rencontre. Le rendez-vous est donné au quinzième étage d’une des tours de Vaulx-en-Velin, dans la banlieue est de Lyon. C’est là que se trouve le siège de l’association Chamarel, créée en 2010, à l’initiative de la première coopérative d’habitants pour personnes vieillissantes 1. Patrick, Janine, Hélène, Luc et Jean achèvent leur rendez-vous avec un couple de retraités intéressés par leur projet d’habitat coopératif. À dix minutes à pied se trouve le terrain où les travaux ont commencé début décembre 2015. Les seize logements et espaces mutualisés devraient être achevés à la mi-2017. Ce sera l’une des premières coopératives de retraités. Tout est parti, sept ans plus tôt, d’une discussion entre deux amies sur les difficultés de proches n’ayant pas anticipé leurs vieux jours. « Rapidement, nous avons été plusieurs à nous réunir en se disant qu’il faudrait peut-être en parler pour ne pas...

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Février : Une « primaire » pour un homme providentiel ?

On connaît la chanson. Quoi de mieux qu’un homme providentiel ? Rien selon les apôtres des primaires. Et compte tenu de l’exemple de 2012 qui nous a donné Hollande, on peut mesurer le résultat que donne la méthode. L’objectif majeur est de donner une légitimité au candidat pour booster sa campagne. Une légitimité démocratique façon bidon bien sûr. Ça ressemble à la démocratie mais finalement c’est rarement le cas et ce que l’on voit le plus souvent est que celui qui a le plus gros budget peut obtenir les meilleurs résultats. C’est souvent le cas aux États-Unis. Avec parfois des surprises. Les apparences sont démocratiques mais quatre ans après, on a une vraie catastrophe Pourtant en 2012, en France, les apparences étaient là : un large choix, des débats télévisés, un premier tour largement couvert par la télé et les médias pour aboutir à un deuxième tour entre Martine Aubry et François Hollande. Mais surtout aujourd’hui, quatre ans après, on a abouti à une vraie catastrophe : Hollande, le gagnant a largement accentué les dégâts de Sarkozy et a mené une des pires politique de la Ve République. Il a installé tous les outils pour une régression majeure de la démocratie avec en prime un premier ministre quasiment réactionnaire. Les primaires ne sont pas réservées à la gauche et on les trouve aussi à droite chez Les Républicains. On sait d’avance que...

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