Auteur : Robi Morder

Mutualité : une gestion étudiante expropriée

Le 3 juillet 2014, l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution 1 place la LMDE (La mutuelle des étudiants qui a succédé à la MNEF en 2000) sous administration provisoire, les mandats des étudiants du Conseil d’administration sont suspendus. Le 9 Février 2015, l’administratrice provisoire obtient le placement la mutuelle sous procédure de sauvegarde judiciaire. Pendant une période de six mois, la majorité des salariés ainsi que la gestion administrative devraient être transférés à la Sécurité Sociale. Avec cette expropriation par l’extérieur, c’est la fin d’une histoire qui commence en 1948 par la création d’une mutuelle autogérée, la Mutuelle...

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14 février 2015 : Assemblée générale de l’Association Autogestion

Une trentaine de membres ont participé à l’assemblée générale de l’association pour une journée riche en contenu. A noter que se tenait au même moment l’AG des Amis de la Fabrique du Sud à laquelle assistaient des membres de notre association. Le matin a été consacré aux différents aspects des rapports d’activité, financier, au fonctionnement de l’association présentés par R. Neuville, B. Borrits, C. Samary et R. Morder. Après un repas convivial (merci encore au personnel du Lieu-Dit), trois thèmes ont donné lieu à information et échanges : les reprises d’entreprises en Amérique latine et les rencontres internationales « L’économie...

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Gilbert Marquis : un militant de l’autogestion et de l’internationalisme

Gilbert Marquis vient de s’éteindre. Né en 1930 dans une famille ouvrière d’origine paysanne, ayant commencé à travailler très tôt (vendeur de journaux à 11 ans) il est ouvrier à l’usine Chausson quand il rencontre l’autogestion en Yougoslavie en 1949 ; Il participe en effet – comme tant d’autres – tel Felix Guattari[1]– aux brigades de solidarité organisées par la Quatrième internationale en soutien à une révolution menée sous la direction de Tito contre la volonté de Staline. Face au modèle bureaucratique soviétique, l’autogestion apparaît dès lors porteuse d’une alternative au « modèle » stalinien. Gilbert Marquis adhère à son retour de...

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Représentants des salariés dans les CA : « des plénipotentiaires envoyés en pays ennemi »

Les dispositions sur le « secret des affaires » viennent d’être finalement retirées du projet de loi Macron. Elles auraient grandement handicapé, voir rendu impossible, les investigations des journalistes comme les précieuses révélations des « lanceurs d’alerte ». Ce secret des affaires concerne également les salariés, car – et c’est l’occasion d’y revenir – leurs représentants sont, dans certains cas, présents dans les conseils d’administration ou de surveillance d’entreprises. D’abord, le secteur public… puis les privatisations Prévue par la loi de nationalisations du 11 février 1982, c’est d’abord la loi du 26 juillet 1983, dite « loi de démocratisation du secteur public » sous le ministère d’Anicet le Pors qui ouvre la porte des conseils d’administration aux salariés, un tiers des sièges étant élus par ces derniers 1. Ces conseils tripartites (Etat, salariés, usagers) concernent les entreprises de service public (transports, énergie, poste et télécommunications) ainsi que les entreprises nationalisées. Quand la droite reprend le pouvoir à l’Assemblée nationale en 1986, elle entreprend un programme de privatisations : banques, assurances, etc. Dès lors, quel sera le devenir de la présence des salariés dans les conseils ? Les ordonnances de privatisation vont d’abord en réduire le nombre 2. La loi du 25 juillet 1994 (« loi relative à l’amélioration de la participation des salariés dans l’entreprise » 3) permet aux actionnaires de supprimer purement et simplement cette représentation. Les privatisations de 1986 s’accompagnent toutefois d’une modification du droit des sociétés....

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Droit d’expression des salariés : une histoire encore d’actualité ?

Dans la dynamique de mai et juin 1968, les aspirations au contrôle et à l’autogestion se reflètent au sein même du mouvement syndical. CFDT d’abord, puis CGT, revendiquent des « conseils d’atelier et de bureau ». Après la victoire de François Mitterrand à la présidentielle de mai 1981, une majorité de gauche (socialistes, communistes et radicaux de gauche) arrive à l’Assemblée nationale et au gouvernement. Deux ministres sont concernés par ces questions : le ministère du Travail avec Jean Auroux dont le nom va rester associé aux « lois Auroux », et le ministère de la Fonction publique avec Anicet le Pors et sa loi de « démocratisation du secteur public ». Parmi les quatre lois Auroux, un droit à « l’expression directe et collective » des salariés « sur le contenu et l’organisation de leur travail » est proposé à titre expérimental dans la loi du 4 août 1982 , donc dans un premier temps temporaire. Il y eut dès l’abord résistance du patronat qui n’avait, pas plus hier qu’ajourd’hui, nulle envie de voir son pouvoir ne serait-ce que légèrement grignoté. «  Sur les droits nouveaux, Yvon chotard (cnpf) dénonçait « l’instauration de soviets » 1. Dans un témoignage en 2014, Auroux 2 explique que « dès juin 1981, ni les syndicats, ni évidemment le patronat, ne se montrèrent favorables ni à la cogestion, ni l’autogestion » et qu’en conséquence il ne lui restait qu’à «  bâtir un ensemble cohérent allant le plus...

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