Auteur : Colette Web

Juin : Fin de campagne ?

Même si notre association n’a pas vocation à s’impliquer dans une campagne présidentielle, son aboutissement ne peut que nous réjouir. Nous avons aussi remarqué à plusieurs reprises que les Scops sont venues à l’avant scène de la campagne, autant par les luttes en cours (Fralib, SeaFrance ou Hélio-Corbeil) que pour l’attention avec lesquelles elles ont été traitées par certain-es candidat-es. On a ainsi vu à la bourse du travail de Paris les Fralib rassembler quatre candidats (Hollande, Mélenchon, Poutou et Arthaud) qui, ne serait-ce que par leur présence, montraient leur intérêt pour cette lutte. Cela été l’occasion de mettre en lumière la solution coopérative, solution pratique pour le maintien de l’emploi mais aussi de début d’alternative au capitalisme. Aujourd’hui le rythme s’accélère pour les Fralib. Avant que ne s’installe le nouveau gouvernement, Unilever a tenté le tout pour le tout en essayant de déménager les machines du site et de vendre le terrain. Pour prévenir tout fait accompli, les salariés ont occupé l’usine dès le 12 mai et la région PACA vient de préempter le terrain. Après plus de 600 jours de lutte, Unilever est désormais contrainte de négocier sur le plan alternatif de la CGT et la CFE-CGC, ce que réclamaient les salarié-es depuis de longs mois. Il convient à cet égard de suivre attentivement ces négociations et de regarder si et comment le gouvernement fait pression sur...

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Mai : Autogestion et garantie de revenus

Les résultats du premier tour sont tombés. C’est le désaveu que nous espérions vis-à-vis de Sarkozy, mais la menace du Front National pèse, au-delà du deuxième tour, sur la vie politique française. Face à la crise, une recomposition de la droite autour du FN se fera contre les travailleurs et la population, contre leurs luttes : les libertés démocratiques et l’extension des droits des travailleurs ne font pas partie de leur programme. La chute de Sarkozy donnera des meilleures conditions pour le développement de l’action collective. C’est pour cette raison qu’il ne nous est pas indifférent qu’il soit défait, même si c’est dans les urnes puisque c’est l’outil immédiat qui s’offre à nous. La nouveauté de ces derniers mois est la multiplication des conflits sociaux relatifs au maintien de l’emploi et portant un projet de reprise de l’entreprise pas ses salariés. Notons que le thème de la reprise en coopérative a souvent été portée dans la campagne, entre autres par le Front de gauche qui constitue la surprise de ce scrutin. Le gouvernement Hollande appuyé par une majorité de gauche à l’Assemblée devra faire face aux aspirations profondes qui se sont exprimées durant la campagne, tant en terme de réduction du chômage qu’en terme de pouvoir d’achat pour la majeure partie des couches de la population. Dans la mesure où le programme socialiste ne revient pas sur les réformes...

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Avril : Si Sarkozy dégage…

Rien n’est jamais joué à l’avance mais, à la fin mars, les sondages dessinent trois événements : une défaite de Nicolas Sarkozy, un Front national qui resterait contenu et une gauche radicale émergente capable de jouer les premiers rôles. Si les candidats de gauche évoquent l’alternative que constituent les Scop, il reste beaucoup à faire pour que l’autogestion devienne un mot d’ordre généralisé. Si la victoire de la gauche se confirmait au deuxième tour, cette séquence électorale marquerait une inflexion forte dans les luttes sociales qui suivraient. Depuis des années, les salariés français (et européens) encaissent recul sur recul : la retraite, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, des plans sociaux pour augmenter les profits, la destruction systématique des services publics et particulièrement celui de l’emploi et de la santé, la modification de points majeurs du droit du travail, etc. Tous ces reculs ont été ponctués par des luttes, parfois puissantes, mais le manque de perspectives politiques et la faiblesse des alternatives n’ont pas permis d’aboutir. Les dernières années ont vu se conjuguer désindustrialisation et reculs, mais elles ont aussi été riches en prises de conscience et en recherches d’alternatives. Jamais un tel divorce entre la population et ses dirigeants n’a été aussi profond. La prise de conscience que la démocratie a été bafouée par l’adoption du Traité de Lisbonne en lieu et place du TCE rejeté par référendum...

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Mars : En Grèce comme en France, récupérer les entreprises

Malgré les coups destinés à obtenir la soumission du peuple grec aux décisions de la Finance et de Merkozy, les travailleurs hellènes résistent la tête haute. Non seulement ils manifestent dans la rue leur combativité maintenue, mais ils affirment leur capacité à prendre en mains leur avenir, à remplacer ceux qui ont attesté de leur faillite ; banquiers, actionnaires, patrons. Ne pouvant, comme eux, prendre leur bénéfice pour recommencer la même besogne en d’autres paradis, fiscaux ou autres, refusant tant qu’il est possible de partir en un exil les condamnant au sort de travailleurs immigrés surexploités, les Grecs de Eleftherotypia ont pris leur entreprise en mains et les agents hospitaliers de l’hôpital de Kilkis ont instauré un contrôle ouvrier sur leur hôpital. Comme en Argentine il y a quelques années avec le phénomène des entreprises récupérées, il y a fort à parier que des initiatives de genre se multiplieront dans les semaines qui viendront. Relégués au rang des utopies de « nostalgiques » et d’éternels « soixante-huitards attardés » par les discours soi-disant modernes de la pensée unique du capital, les coopératives et l’autogestion sont redevenues d’actualité. Si le projet de Scop de SeaFrance est toujours d’actualité quoique dans une version amoindrie, Hélio-Corbeil vient d’être reprise en Scop par ses salariés. De même, les salariés d’Inter-59, ex-Comareg (Paru-vendu) attendent la décision du Tribunal de commerce. Enfin les Fralib ont...

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Février : L’avenir des coopératives, c’est l’Autogestion

Pour accéder à la newsletter DFDS et Louis Dreyfus Armateurs proposaient aux salarié-es de SeaFrance des licenciements massifs et des baisses de salaires. En réponse à cela, ces derniers ont préféré monter une SCOP qui se proposait de reprendre l’activité de SeaFrance. Sarkozy et le Tribunal de commerce en ont décidé autrement. C’est parce qu’ils osaient demander la non-liquidation de SeaFrance et la continuité en SCOP qu’ils ont dû subir un matraquage médiatique ignoble, relayé par Chérèque alors que le mouvement syndical se devait de montrer une solidarité sans faille. Fort heureusement, le projet de SCOP SeaFrance n’est pas mort. Idem à Gémenos (13) où les Fralib, en contestant à Unilever le droit de fermer leur usine, exigent de conserver leur activité en l’autogérant. Symptomatique de l’air du temps, les candidats à la présidentielle et même le gouvernement font référence explicite ou implicite aux SCOP. Mais des SCOP dans quel environnement ? Pour Nicolas Sarkozy, dans sa prestation télévisée de « non encore candidat », le redressement du pays et des finances publiques passe désormais par la compétitivité, compétitivité qui se résume à une baisse du coût du travail. Outre le projet de TVA sociale, une de ses propositions visait à supprimer pour de bon la primauté du droit du travail et des conventions collectives sur les accords patron-salariés internes à l’entreprise. Ainsi, un simple accord d’une partie des syndicats ou de...

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