Auteur : Colette Web

Février : L’avenir des coopératives, c’est l’Autogestion

Pour accéder à la newsletter DFDS et Louis Dreyfus Armateurs proposaient aux salarié-es de SeaFrance des licenciements massifs et des baisses de salaires. En réponse à cela, ces derniers ont préféré monter une SCOP qui se proposait de reprendre l’activité de SeaFrance. Sarkozy et le Tribunal de commerce en ont décidé autrement. C’est parce qu’ils osaient demander la non-liquidation de SeaFrance et la continuité en SCOP qu’ils ont dû subir un matraquage médiatique ignoble, relayé par Chérèque alors que le mouvement syndical se devait de montrer une solidarité sans faille. Fort heureusement, le projet de SCOP SeaFrance n’est pas mort. Idem à Gémenos (13) où les Fralib, en contestant à Unilever le droit de fermer leur usine, exigent de conserver leur activité en l’autogérant. Symptomatique de l’air du temps, les candidats à la présidentielle et même le gouvernement font référence explicite ou implicite aux SCOP. Mais des SCOP dans quel environnement ? Pour Nicolas Sarkozy, dans sa prestation télévisée de « non encore candidat », le redressement du pays et des finances publiques passe désormais par la compétitivité, compétitivité qui se résume à une baisse du coût du travail. Outre le projet de TVA sociale, une de ses propositions visait à supprimer pour de bon la primauté du droit du travail et des conventions collectives sur les accords patron-salariés internes à l’entreprise. Ainsi, un simple accord d’une partie des syndicats ou de...

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Janvier : Sarko et les SeaFrance dans le même bateau ?

Pour accéder à la newsletter Vendredi 30 décembre 2011, Thierry Mariani, ministre des transports, dénonçait le « jusqu’au-boutisme » et le « fanatisme » de la CFDT de SeaFrance. Le 2 janvier au matin, Nicolas Sarkozy impose à ses troupes un tournant à 180 degrés en se déclarant favorable au projet de reprise par les salarié-es. Il « demande à la SNCF de mettre en place une indemnisation supra-légale exceptionnelle en faveur des salariés licenciés afin de leur permettre d’apporter ces fonds à la Scop ». Nous sommes évidemment là en plein débat présidentiel sur la désindustrialisation et la fuite des emplois. On se souvient des engagements du candidat président en faveur de l’aciérie Arcelor-Mittal à Gandrange, en Moselle, il y a cinq ans. On sait ce qu’il en est advenu. Au-delà de l’annonce qui ne trompe guère sur les intentions du «candidat non déclaré», la solution coopérative, c’est-à-dire une forme d’autogestion devient une solution qui passe des catégories « jusqu’au boutisme » et « fanatisme » à celle de crédible. Il faut évidemment se garder de faire de ce retournement une simple manœuvre, même si la manœuvre est là, et il faut apprécier cette « métamorphose » qui, si la solution coopérative aboutit, peut modifier les conditions de l’ensemble des luttes pour la défense de l’emploi. Il n’y a aucune raison de ne pas engranger cette (petite ?)...

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Conte de Noël en forme de bonne année

Pour accéder aux vœux Il faut croire aux contes de Noël. C’est l’histoire d’un type qui s’endort profondément le 25 décembre de 2011 après un copieux réveillon et qui se réveille une année plus tard presque en 2013. Et que voit-il ? Des entreprises dirigées par ceux qui y travaillent, des collectifs de villes et de citoyens qui débattent de la production à réaliser. Les femmes et les jeunes y participent pleinement. Même les soldats se sont organisés en syndicats et même parfois en conseils. Quelques veilles bedaines datant de la «bande à Sarko», de la «gauche molle» et du...

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Décembre : gouvernements « d’experts » contre pouvoir des citoyens.

Pour accéder à la newsletter Le mépris pour la parole des citoyens et le suffrage universel, voilà la réponse que les « marchés », les institutions internationales et nombre de commentateurs ont opposé au projet de référendum en Grèce. Ce n’est pas ici le lieu de s’attarder sur les motivations qui ont conduit Papandreou à vouloir soumettre le plan d’austérité imposé par « l’Europe » (comme si Merkel, Sarkozy et consorts représentaient les peuples du continent). Notons simplement que pour le personnel politique, économique et financier, et tout ce qui se considère comme « l’élite » intellectuelle et journalistique, la moindre idée que le peuple s’exprime sur ce qui le concerne est « irresponsable ». Paradoxalement, c’est la Grèce, berceau de la démocratie athénienne et première expérience de démocratie directe, qui a été la cible des marchés qui ont préféré que la politique soit faite par les « experts ». En présentant la finance et la banque comme des activités apolitiques se situant au dessus de la mêlée, ils rejettent l’idée de tout contrôle démocratique. C’est ainsi que les nouveaux gouvernements de la Grèce et de l’Italie ont été nommés sans aucune autodétermination populaire. De l’autre côté, des producteurs et des citoyens démontrent leurs capacités à proposer des plans alternatifs dans des entreprises condamnées arbitrairement par leurs propriétaires. Deux grandes nouvelles ont marqué les luttes des Fralib et des...

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Novembre : Octobre est passé

Pour accéder à la newsletter Primaires Trois millions de participants aux primaires, signe d’une volonté de citoyennes et de citoyens non membres de partis ou d’organisations de « faire de la politique ». Mais cette aspiration à participer à la décision publique ne peut s’accorder avec les institutions de la 5e République. La démocratie ne saurait être confondue avec la consultation, de temps à autres, où l’on demande à des électrices et des électeurs de choisir parmi des programmes élaborés en dehors d’eux. Des exemples abondent où, organisés collectivement, en comités, conseils, assemblées dans les villes, dans les établissements c’est par l’exercice d’une démocratie directe que les populations décident des priorités, de l’action, de désigner et contrôler les porte-parole. Ce fut le cas en 1970-1973 au Chili, dans les usines de Téhéran en 1979,  reprenant sans le savoir les expériences de la Commune de Paris et celles de toutes les révolutions et émancipations où la base veut avoir son mot à dire, et garder la parole. Comment ne pas se faire confisquer cette parole, ce pouvoir populaire ? Car même quand le sommet prend l’initiative de l’autogestion – comme en Algérie en 1963 – apparatchiks, bureaucrates, fonctionnaires alliés aux puissants économiques (anciens ou nouveaux)  ont repris la main. Ces questions sont celles qui se posent aujourdh’ui. Elles se posent aux révolutions arabes qui vivent également leurs propres contradictions. Elles se posent aux...

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