Mercredi 21 novembre 2018 à 19h

Le Maltais rouge, 40 Rue de Malte, 75011 Paris

Avec Carlos Martinez, membre fondateur de la Facultad abierta de Buenos Aires.

Pour visualiser la vidéo réalisée ce jour-là.

Les entreprises récupérées par leurs travailleur.se.s sont apparues en Argentine dans la foulée de la débâcle de l’économie locale en décembre 2001. Ce mouvement est particulièrement significatif dans ses caractéristiques : il se développe en contestation de ce qu’il y a de plus essentiel pour le capitalisme, la propriété privée des moyens de production. Loin d’avoir disparu, ce mouvement s’est largement renforcé tout au long de ces deux dernières décennies. Il a démontré la possibilité d’une économie et d’une société sans patrons gérée par les travailleurs. Il s’agit ici bel et bien d’autogestion, dont la problématique peut ainsi être envisagée à l’échelle de la société tout entière. Cependant, ce processus est aujourd’hui confronté à un contexte socio-économique et politique défavorable dominé par le retour au pouvoir d’une droite ultra-conservatrice.

Ce débat sera introduit par Dr. Carlos Eduardo Martínez, anthropologue social, professeur à l’Université nationale de Córdoba, chercheur sur les processus d’autogestion, membre de la Commission de direction de la Maison des ouvriers de Córdoba et membre fondateur du programme de faculté ouverte de l’Université de Buenos Aires depuis 2001.

Crédit photos : Nils Solari